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I was born in Nancy, France in 1964 and lived in the United States. I came to Lausanne, Switzerland in the 90s where I live and work as a researcher in materials science. I have always been drawing and I create oil paintings in the footsteps of my maternal grandfather. I have the privilege to work since many years in Elisabeth Llach's workshop "I prefer what touches me to what surprises me". These words are from the XVIII century French harpsichorist and composer François Couperin, which I reuse here as they beautifully apply to the work of painting, like the gradual change of colors over the seasons:

Painted palisade
The green trees are all pink
This is my season
(Paul Eluard, eleven hai-kais, 1920) 

My work is a tribute to the long-standing friendship and artistic complicity between France and Japan. I reinterpret works from the 16th to the 20th centuries, making preparatory collages combining ‘ukiyo’ landscapes and characters from both cultures and from all eras. The titles of the paintings are inspired by readings of French surrealist poems and translated into Japanese ... or vice versa.

Since 2010 I started to create enigmatic collages, whose titles are taken from surrealist poems. My approach is inspired by the automatic writing dear to Breton and Soupault and the observation of nature so beautiful and so definitely strange, ultimate enigma! I combine traditional collage, namely cutting and assembling prints using acrylic binders, with digital cutting and image processing techniques. Sometimes I add painted elements, preferably using gouache. One of my collages is a tribute to Swiss surrealist artist and photographer Meret Oppenheim: she comes out of a cup, she wears a fur tie and her left eye is masked by a teaspoon. The fur tie is inspired by a work by Mimi Parent. The cup, spoon and tie are also reminiscent of Meret's famous work entitled 'The Fur Luncheon' which is a fur-covered coffee service. All this construction is purely intellectual. But the idea of the hidden eye is on the contrary spontaneous, and came to me once the was collage finished. Its hidden meaning is that unlike most people, artists have two eyes: one turned towards the world, and one turned inward.

My artworks have been acquired by private collectors in Switzerland, France, USA, Chile and Japan.
 
Thanks to Elisabeth for her intuition in experimenting with colors and to Shihoko, Leiko, Midori, Takuma et Masako for the translations, complicity and inspiration.
 
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Je suis né à Nancy en France en 1964 et j'ai vécu aux États-Unis. Je suis arrivé à Lausanne dans les années 90 où je vis et travaille en tant que chercheur en science des matériaux. J'ai toujours dessiné et je peins à l’huile dans les pas de mon grand-père maternel. J'ai le privilège de travailler depuis de nombreuses années dans l'atelier d'Elisabeth Llach à Lausanne “je préfère ce qui me touche à ce qui me surprend". Ces mots sont du claveciniste et compositeur français du XVIIIe siècle François Couperin, que je réutilise ici car ils s’appliquent magnifiquement au travail de peinture, comme le changement progressif des couleurs au fil des saisons :

 

Palissade peinte

Les arbres verts sont tout roses

Voilà ma saison

(Paul Éluard, onze haï-kaïs, 1920)

 
Mon travail témoigne de la longue amitié et complicité artistique entre la France et le Japon. Je réinterprète des œuvres du XVIème au XXème siècles, en réalisant des collages préparatoires combinant paysages ‘ukiyo’ et personnages des deux cultures et de toutes époques. Les titres des peintures sont inspirés par des lectures de poèmes surréalistes français et traduits en japonais ... ou vice versa.
 
Depuis le début des années 2010 je me suis mis à créer des collages énigmatiques, dont les titres sont tirés de poèmes surréalistes. Ma démarche s'inspire de l'écriture automatique chère à Breton et Soupault et de l’observation de la nature si belle et si définitivement étrange, énigme ultime ! Je combine le collage traditionnel, à savoir découpage et assemblage d’imprimés en utilisant des liants acryliques, avec des techniques numériques de découpage et traitement d’images. Parfois, j’ajoute des éléments peints, en utilisant de préférence la gouache. Un de mes collages est un hommage à Meret Oppenheim, artiste et photographe surréaliste suisse : elle sort d’une tasse, elle porte une cravate de fourrure et son œil gauche est masqué par une cuiller à café. La cravate en fourrure s’inspire d’une œuvre de Mimi Parent. La tasse, la cuiller et la cravate rappellent également l’œuvre célèbre de Meret intitulée ‘le déjeuner en fourrure‘ qui est un service à café recouvert de fourrure. Toute cette construction est purement intellectuelle. Mais l’idée de l’œil dissimulé est au contraire spontanée, et m’est venue une fois le collage terminé. Sa signification dérobée est que contrairement à la plupart des gens, les artistes ont deux yeux : un tourné vers le monde, et un tourné vers l’intérieur.
 
Mes travaux artistiques ont été acquis par des collectionneurs privés en Suisse, France, Etats-Unis, Chili et Japon.

Remerciements à Elisabeth pour son intuition dans l'expérimentation avec les couleurs et à Shihoko, Leiko, Midori, Takuma et Masako pour les traductions, complicité et inspiration.

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